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Un bilan de compétences pour oser entreprendre et changer de vie

il y a 10 heures
9 min de lecture

Dernière mise à jour : il y a 49 minutes

Témoignage : un bilan de compétences pour entreprendre

Bonjour Clément, tu viens de te lancer dans un nouveau projet professionnel, peux-tu nous raconter ton parcours ?


Depuis tout petit, j'ai toujours été passionné par le monde agricole. J'aimais aller d'exploitation en exploitation pour découvrir les différents métiers : les élevages de canards, les cultures de maïs et de blé, la castration du maïs ou encore les moissons. Tous mes étés, je travaillais dans les champs.

Après avoir obtenu un baccalauréat scientifique, j'ai commencé ma carrière sur une exploitation en polyculture-élevage, avec des vergers de pruniers et un élevage de Blondes d'Aquitaine. J'y suis resté six ans.

J'ai ensuite découvert la production de fraises pendant une saison, avant d'intégrer une exploitation spécialisée dans la fraise hors sol. J'y ai travaillé pendant six ans, en évoluant du poste de second de culture à celui de chef de culture.

J'avais envisagé de reprendre cette exploitation, mais le projet n'a malheureusement pas abouti.

Je suis ensuite devenu chef de culture sur une exploitation de cresson pendant trois ans. C'est durant cette période que j'ai réalisé une validation des acquis de l'expérience (VAE), qui m'a permis d'obtenir un BTS Production horticole en seulement quatre mois.

Là encore, j'ai envisagé de reprendre l'exploitation, mais cette deuxième tentative n'a pas non plus abouti.

Par la suite, j'ai occupé le poste de directeur de l'exploitation agricole d'un lycée pendant environ trois ans.

J'ai toujours eu envie d'entreprendre, de construire mon propre projet et de devenir indépendant.

J'ai pris la décision de démissionner pour reprendre une exploitation agricole.

Aujourd'hui, je suis chef d'entreprise, à la tête d'une structure comprenant trois hectares de serres, huit hectares de kiwis et une équipe de dix salariés permanents, pouvant atteindre 35 personnes en pleine saison.

C'est la concrétisation d'un projet que je portais depuis de nombreuses années.


Sur une échelle de 1 à 10, à combien évaluerais-tu ton épanouissement dans ta vie professionnelle d'avant ?


Je dirais 5 sur 10.

Même si cette expérience de directeur de l'exploitation agricole d'un lycée m'a permis d'acquérir de nouvelles compétences, notamment dans le domaine de la comptabilité et de la gestion financière, je ne me sentais pas pleinement épanoui professionnellement.

Ce qui me manquait principalement, c'était l'indépendance et la liberté de prendre des décisions.

Il fallait souvent multiplier les réunions, les échanges et les validations avant de pouvoir concrétiser une idée.

J'avais besoin de davantage d'autonomie, de réactivité et surtout de pouvoir prendre mes propres décisions pour faire avancer mes projets.


Quelles étaient tes appréhensions face à l'hypothèse de changer de voie professionnelle ?


Je n'avais pas spécialement peur du changement.

J'avais déjà envisagé à plusieurs reprises de reprendre une exploitation agricole, donc l'idée de devenir chef d'entreprise ne m'était pas inconnue.

En revanche, certaines tensions et confrontations avec la direction et d'autres personnes dans mon environnement professionnel ont fini par me mettre mal à l'aise.

Je ne me sentais plus réellement épanoui. J'éprouvais de la frustration et j'avais parfois le sentiment d'être davantage critiqué que soutenu dans mes initiatives.

À un moment donné, j'ai ressenti le besoin de prendre du recul et de réfléchir à mon avenir professionnel.

Mais je ne voulais pas simplement considérer que les difficultés venaient des autres. Je pense qu'il est important de savoir aussi se remettre en question.

Je voulais mieux comprendre mon fonctionnement, identifier mes valeurs, mes points forts, mais aussi mes axes d'amélioration.


Tu as choisi de faire un bilan de compétences, pour quelles raisons ?


Je n'avais pas encore de projet professionnel précis. Je ressentais surtout le besoin de faire le point sur mon parcours, mes compétences et mes aspirations.

Je voulais prendre du recul et me remettre en question, car je considère qu'on ne peut pas toujours penser que les difficultés viennent des autres.

Le bilan de compétences représentait pour moi une occasion de mieux me connaître, d'identifier mes valeurs, mes forces et mes axes d'amélioration, avant de prendre une décision importante pour mon avenir professionnel.


Quels sont les critères qui t'ont fait choisir O’POTENCIAL ?


Je souhaitais utiliser mon budget CPF intelligemment, pour quelque chose qui puisse réellement m'apporter, que ce soit en matière de compétences professionnelles ou de connaissance de moi-même.

Le bilan de compétences m'a semblé être une démarche intéressante pour faire le point sur mon parcours, identifier ce que j'aimais ou non dans mon travail et surtout prendre le temps de me poser certaines questions.

Après avoir étudié plusieurs possibilités, j'ai été contacté par Stéphane, d'O’POTENCIAL.

Nous avons pris le temps d'échanger sur ma situation, mes attentes et les raisons qui me poussaient à envisager ce bilan.

J'ai apprécié qu'il cherche d'abord à comprendre ma démarche et à vérifier que le bilan de compétences correspondait réellement à mes besoins, plutôt que de simplement me proposer une inscription.

Il m'a expliqué le déroulement et les différentes étapes de l'accompagnement.

Ce premier échange m'a permis de me projeter dans la démarche et m'a finalement convaincu de choisir O’POTENCIAL.


Que t'a apporté le bilan de compétences ?


Une fois inscrit chez O’POTENCIAL, j'ai commencé à travailler avec Maéva Carlin.

Au départ, je pensais qu'un bilan de compétences consistait principalement à analyser ses compétences professionnelles, ses connaissances et ses capacités dans le cadre du travail.

Mais je me suis rapidement rendu compte que c'était beaucoup plus large que cela.

Avec Maéva, nous avons travaillé sur ce que j'aimais, ce que je n'aimais pas, ce que je supportais ou non, mais aussi sur ce dont j'avais réellement besoin pour me sentir épanoui.

Et ce qui m'a particulièrement surpris, c'est que les questions ne concernaient pas uniquement le monde professionnel.

Nous avons également abordé la vie personnelle, familiale, affective, associative et plus généralement tout ce qui contribue à notre équilibre.

Je ne m'attendais vraiment pas à aller aussi loin dans cette réflexion.

Certaines questions semblaient pourtant très simples, mais lorsqu'on prend réellement le temps d'y répondre, on se rend compte qu'elles ne le sont pas forcément.

Ce travail m'a permis de mieux comprendre mes valeurs, mon besoin d'indépendance et ce qui me motive profondément.

J'ai également pris conscience que l'épanouissement professionnel ne peut pas être complètement dissocié de l'épanouissement personnel.

Ce bilan m'a permis de prendre du recul, de retrouver confiance en moi et de mieux comprendre ce dont j'avais besoin pour avancer.


Aujourd'hui, où en es-tu professionnellement ? En quoi ce projet répond-il davantage à tes besoins ?


Aujourd'hui, je suis chef d'entreprise agricole, après avoir repris une exploitation dont la transmission et le montage du projet ont été un véritable parcours du combattant.

Reprendre une structure de cette importance demande de solides bases, aussi bien sur le plan financier que technique et humain.

L'exploitation comprend trois hectares de serres consacrés notamment à la production de fraises et de tomates, ainsi que huit hectares de kiwis.

J'ai également de nouveaux projets de développement en réflexion. Aujourd'hui, mon cœur balance entre la plantation d'agrumes en pleine terre et la création d'une pépinière de plants de fraises.

Ce sont deux projets très différents, mais qui correspondent tous les deux à ce qui me passionne dans l'agriculture : la technique, l'innovation et la recherche de nouveaux défis.

Car ce qui me plaît avant tout dans mon métier, c'est réellement l'aspect technique.

Le pilotage des cultures de fraises et de tomates sous serre demande beaucoup de précision, d'observation et de rigueur. C'est un travail minutieux, où chaque décision peut avoir des conséquences sur la qualité et la production.

C'est vraiment cet aspect qui me passionne.

Le management est également une partie importante de mon quotidien. Pour moi, l'essentiel n'est pas le nombre de salariés, mais la qualité du travail réalisé ensemble, les relations humaines et la capacité à avancer collectivement.

Bien sûr, être chef d'entreprise implique également toute une partie administrative, comptable et financière. C'est indispensable, mais ce n'est pas ce qui me passionne le plus.

Aujourd'hui, j'ai surtout la satisfaction de pouvoir associer ma passion pour la technique agricole à la liberté de développer mes propres projets.


Cette nouvelle situation professionnelle est-elle très différente de ta vie professionnelle d'avant ? Si oui, en quoi ?


Oui, ma situation professionnelle a changé, notamment dans l'organisation de mon quotidien et dans les responsabilités que j'assume.

Dans la production de fraises et de tomates sous serre, nous avons des horaires assez atypiques.

Les journées commencent souvent très tôt, parfois dès 6 heures du matin, notamment parce que nous travaillons avec des produits frais et périssables.

Finalement, cette organisation me convient plutôt bien.

Mes journées sont davantage concentrées sur la matinée, ce qui me permet d'être plus présent l'après-midi pour mes enfants et ma famille.

Bien sûr, devenir chef d'entreprise a demandé quelques ajustements dans notre organisation familiale.

Mais avec ma femme, nous avions longuement discuté de ce projet et de ses conséquences avant de nous lancer.

Nous avons réussi à trouver notre équilibre, à répartir les responsabilités et à nous organiser autour des activités des enfants et de nos engagements respectifs.

Aujourd'hui, chacun a trouvé sa place et les choses fonctionnent plutôt bien.

Sur le plan professionnel, j'ai évidemment davantage de responsabilités, mais je ne les considère pas comme une contrainte.

Quand on a réellement envie d'entreprendre et qu'on a choisi cette voie, les responsabilités ne font pas peur. Elles font partie du projet.

Et surtout, j'ai aujourd'hui la liberté de prendre mes décisions, de développer mes idées et de construire quelque chose qui me ressemble.


Qu'est-ce qui t'a permis d'oser ce changement professionnel ?


Je pense que rien n'arrive vraiment par hasard.

Dans mon cas, deux choses se sont présentées quasiment au même moment : mon bilan de compétences et l'opportunité de reprendre une exploitation agricole.

Et finalement, l'un m'a permis de concrétiser l'autre.

Après avoir traversé des situations professionnelles compliquées, durant lesquelles je m'étais parfois senti rabaissé, critiqué et remis en question, j'avais perdu une partie de ma confiance en moi.

Le bilan de compétences m'a permis de prendre du recul, de retrouver confiance en mes capacités et surtout de mieux comprendre ce que je voulais, mais aussi ce que je ne voulais plus.

Grâce au travail réalisé avec Maéva, j'ai pu identifier mes forces, mes valeurs et mes besoins.

Ce bilan m'a permis de me reconstruire professionnellement, de retrouver une certaine assurance et de mieux m'armer pour la suite.

Lorsque l'opportunité de reprendre une exploitation s'est présentée, j'étais finalement beaucoup mieux préparé à la saisir.

Le bilan de compétences ne m'a pas donné l'envie d'entreprendre, car je l'avais déjà depuis longtemps. En revanche, il m'a redonné la confiance nécessaire pour transformer cette envie en réalité.

Avec du recul, je pense que ces deux événements sont arrivés au bon moment et se sont parfaitement complétés.


Aujourd'hui, à combien évaluerais-tu ton épanouissement professionnel sur une échelle de 1 à 10 ? Où sont les plus gros bénéfices pour toi ?


Aujourd'hui, je dirais 9 sur 10, et je pense même que cette note pourra encore progresser !

Je suis heureux, épanoui et surtout content de me lever le matin pour faire ce que j'aime.

J'évolue dans un environnement dynamique, entouré de personnes formidables avec lesquelles je prends plaisir à travailler.

J'ai également eu la chance d'être accompagné par le cédant de l'exploitation, qui m'a beaucoup aidé pendant la reprise et qui continue encore aujourd'hui à être présent à mes côtés.

Et puis, il y a ma femme, qui m'a énormément soutenu dans cette aventure.

Elle est toujours là pour m'accompagner, me questionner, me pousser à réfléchir et parfois m'éviter de faire quelques bêtises !

Aujourd'hui, je me sens bien entouré, presque dans un cocon, avec des personnes sur lesquelles je peux compter.

Au-delà de la réussite professionnelle, je ressens une véritable évolution personnelle.

J'ai gagné en confiance, en sérénité et en épanouissement, aussi bien dans ma vie professionnelle que personnelle et familiale.

Bien sûr, tout n'est pas parfait.

Reprendre une exploitation de cette importance représente un investissement financier considérable.

J'ai encore une dizaine d'années de remboursements d'emprunts devant moi, et cela reste une responsabilité importante.

Mais malgré ces contraintes, je me sens libre, avec de nombreuses possibilités d'évolution et de nouveaux projets à construire.

Je suis passé d'une situation où je ne me sentais plus vraiment à ma place à une vie professionnelle dans laquelle je me reconnais pleinement.

Il me reste encore une petite marge de progression, mais aujourd'hui, je peux sincèrement dire que je suis heureux de mon choix.


Pour conclure, quel conseil donnerais-tu aux personnes qui aimeraient changer de travail ou créer leur entreprise, mais qui n'osent pas franchir le pas ?


Je leur dirais tout simplement : fais-le, lance-toi !

Et surtout, prends le temps de faire un bilan de compétences.

Même si, finalement, tu te rends compte que ta place n'est pas si loin de là où tu es aujourd'hui, cette démarche peut t'apporter énormément.

Parce qu'un bilan de compétences, ce n'est pas uniquement réfléchir à son métier ou à sa carrière.

C'est aussi apprendre à mieux se connaître, à comprendre ses besoins, ses envies et ce qui nous manque pour être pleinement épanoui.

Cela peut concerner le travail, mais aussi la vie personnelle, la famille, les relations affectives, les voyages ou simplement des choses auxquelles on n'avait jamais vraiment pris le temps de réfléchir.

Parfois, ce sont de petits détails qui nous empêchent d'être pleinement heureux, sans même qu'on en ait conscience.

Et le simple fait de les identifier permet déjà de commencer à changer les choses.

Faire un bilan de compétences ne signifie pas forcément qu'il faut changer de métier ou bouleverser sa vie.

Cela peut aussi permettre de mieux apprécier ce que l'on a, de corriger certaines choses et de retrouver un équilibre.

D'ailleurs, je suis tellement convaincu de l'intérêt de cette démarche que je l'ai même conseillée à ma belle-sœur !

Je pense sincèrement que ce type d'accompagnement peut être bénéfique à beaucoup de personnes, même lorsqu'elles n'envisagent pas forcément une reconversion professionnelle.

Parce qu'au fond, quand on ne sait pas, on ne peut pas avancer.

Merci encore à Stéphane et à Maéva pour leur accompagnement et pour le travail réalisé ensemble.

Cette expérience a été bien plus qu'un simple bilan professionnel. Elle m'a permis de mieux me connaître, de retrouver confiance en moi et de franchir une étape importante de ma vie.


Merci beaucoup pour votre témoignage et pour la confiance accordée.


Maéva CARLIN DENIS - Coach professionnelle et consultante en bilan de compétences O'POTENCIAL


 
 
 

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